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Comment punir par le silence ?

by Marine Lamiaux

La punition par le silence est une méthode de punition psychologique. Elle consiste à ignorer et à exclure quelqu’un pendant un certain temps. C’est une forme de manipulation passive-agressive qui exploite le mépris, toujours dans un but de contrôle.13 oct. 2020

Comment punir une personne qui vous a fait du mal ?

Et puis, vouloir faire du mal, cela revient à se mettre au niveau d’une personne à qui l’on n’a pas envie de ressembler. C’est pourquoi on se sent rarement bien dans la vengeance qui nous rabaisse à notre tour au rang de bourreau.C’est ainsi que lorsque l’on ressent ce désir de vengeance instinctif, primitif et naturel, il est bon de l’observer et de le laisser passer, au lieu de le cultiver et de faire monter la haine toujours plus haut. La rancune paraît moins destructrice, simplement parce qu’elle est moins visible qu’une vengeance. Mais au fond, c’est une sorte d’agressivité amère retournée contre soi-même. Alors, au lieu de faire du mal à l’autre, on continue à se faire du mal à soi. C’est comme si, au lieu de s’affranchir du rôle de victime, elle nous fixait dans ce rôle sans qu’on puisse en sortir, et c’est en cela qu’elle est très nocive. Quant au pardon, lui, il ne peut venir immédiatement. Il se recherche, se cultive, et il a besoin de temps pour pouvoir se manifester. Il est tout à fait compatible avec un désir de justice qui est très différente de la vengeance. Pardonner revient à dire à la personne qui vous a fait du mal : « Je crois que vous valez mieux que le mal que vous m’avez fait ».

Est-ce que le silence est un message ?

Elle est enfin une indication de l’état émotionnel de votre interlocuteur : honte, culpabilité, plaisir, acceptation, colère, joie. En fait, le silence est un des acteurs des relations interpersonnelles.

Le silence dans la communication

Un expert en communication s’intéressera autant à ce qui est dit qu’à ce qui est tu. Nos réactions, nos micromouvements, notre micro langage sont aussi importants voire plus que nos mots. Le silence a une signification, à condition de savoir l’écouter pour la découvrir. Contrairement aux idées reçues, le silence est bien une forme de communication car il exprime quelque chose. Comme sa signification est complexe à décrypter, son interprétation est délicate. Il peut avoir de nombreux sens :

colère contenue ;

temps de réflexion ;

peur de n’avoir rien à dire ou d’oser prendre la parole ;

acceptation ;

incompréhension;

incapacité d’exprimer sa souffrance, son chagrin ou sa douleur ;

mise en retrait, volonté de s’isoler.

La communication non verbale – silences, gestes, postures, expressions faciales, ton de la voix, rythme de l’élocution, vêtements – complètent le message verbal.

Apprivoiser le silence

Apprivoiser le silence, c’est arrêter de le meubler par du bruit. Même quand l’espace dans lequel nous nous trouvons est silencieux, nous sommes souvent portés à le remplir avec de la musique, une émission de télévision ou en entrant en conversation avec quelqu’un directement, par téléphone ou par texto.

Eliminer ces bruits parasitaires permet d’accéder à nos pensées et d’écouter ce qui se passe en nous. Cependant, cette démarche doit être progressive comme tout changement que nous souhaitons implanter dans nos vies.

Comment réagir face au silence de l’autre ?

Lorsque votre interlocuteur ou interlocutrice décide de se taire, ne prenez pas cela comme un affront, mais comme une expression : précisez-lui que vous en avez conscience en lui disant « je vois que tu n’as pas envie de parler, donc je n’insisterai pas ». N’oubliez pas de lui dire que vous êtes toujours présent(e) si elle souhaite vous parler, mais n’insistez pas pour qu’il ou elle vous parle à tout prix, vous ne feriez que renforcer la tension.

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Comment gérer le silence en couple ?

Dans une relation, notamment amoureuse, le silence face à une demande d’explication est la preuve qu’il se passe quelque chose. Le risque est alors que le silence parasite la relation : d’un côté, l’un(e) des partenaires forcera pour avoir les explications qui lui sont nécessaires, alors que la personne mutique se refusera à ouvrir la bouche. Ce type de situation est très douloureux pour chaque partenaire, mais ici encore, nous vous conseillons de ne pas insister et de préciser à celui ou celle qui ne souhaite pas parler que vous êtes là si nécessaire, ou que vous pouvez vous tourner vers un(e) thérapeute de couple qui saura mieux prendre en charge ce type de situation.

Est-ce que le silence est une arme ?

Le silence est une arme redoutable pour celui qui sait l’utiliser et un très bon accompagnateur dans les conflits aussi bien professionnels qu’affectifs. Ne soyez pas victime du silence, soyez-en maître !

Nous avons tendance à trop parler, trop nous dire. Vite répondre. La bonne réponse. Les bons chiffres. Les bons mots. Persuadé que la clef se trouve dans ce qui est dit. Or, parfois le silence à un bien plus grand pouvoir que toute parole. Il permet d’avoir la main dans certaines situations de conflit ou de négociation. Il permet à l’autre de projeter et à vous de l’observer et de comprendre ce qui l’habite. Enfin il permet de ne pas constamment livrer à autrui votre mode d’emploi.

Le silence dans les conflits ou la négociation

Le silence est très utile dans toute situation où il y a un enjeu dans la finalité. Dans un conflit par exemple, que ce soit entre collègues ou avec la hiérarchie, si vous vous empressez de rentrer dans la discussion ou dans l’échange de propos, vous montrez à l’autre deux choses. Premièrement, là où vous vous situez, comment vous vivez l’événement. Vous ne lui laissez donc pas le temps de se poser des questions. De s’inquiéter. Où tout simplement d’y réfléchir et de se remettre en question.

Deuxièmement, par votre précipitation à répondre vous montrez votre non tranquillité ou tout du moins que cela vous travaille. Si au cœur de vos mondes affectifs ce ne serait pas risqué, dans votre monde professionnel, avec les enjeux professionnels qui sont souvent centraux, il vaut mieux réfléchir ses réactions et donc son positionnement.

Lorsqu’un conflit éclate, sachez garder votre silence un temps. Entendons-nous bien, garder le silence ne signifie pas rester muet face à une attaque.

Comment punir intelligemment ?

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Comment punir positivement ?

Voici quelques exemples de punitions positives :

  • Crier.
  • Soumettre l’enfant à des châtiments corporels.
  • Placez l’enfant face au mur.
  • Froncer les sourcils.
  • Insulter.
  • Menacer.

Cependant, cette forme d’éducation n’est pas du tout pédagogique. En effet, elle incite à la violence, à l’agressivité, à la vengeance, etc. Il est donc préférable d’essayer d’éviter son utilisation.

La punition négative

La punition négative consiste à supprimer un stimulus agréable pour l’enfant lorsque ce dernier fait preuve d’un mauvais comportement. Il s’agit donc d’enlever un stimulant positif, c’est à dire lui retirer quelque chose qu’il aime. Comme dans le cas précédent, le stimulus qui lui est soustrait peut être un objet, une action, une émotion, etc. Par exemple, les punitions négatives qui sont généralement les plus courantes sont les suivantes :

  • Ne pas le laisser regarder la télévision.
  • Lui interdire de sortir de la maison.
  • Ne pas le laisser jouer.
  • Lui retirer son jouet préféré.
  • Le priver de dessert.
  • L’isoler dans une pièce.

Les conséquences des punitions positives et négatives

Il est très important de garder à l’esprit que cette technique de modification du comportement ne doit être utilisée que lorsque d’autres méthodes éducatives ont déjà été mises en pratique et qu’aucune d’entre elles n’a fonctionné.

Quelle est la meilleure punition ?

Qu’est-ce qu’une bonne punition ?

  • G.M.Vallet : Une bonne punition doit permettre à l’enfant d’apprendre quelque chose, soit en soulignant un interdit qui a été transgressé soit en mettant en évidence une valeur qui doit être respectée aux yeux de ses parents et qui ne l’a pas été. La bonne sanction montre à l’enfant que son comportement n’était pas adapté et lui permet d’en envisager un autre. La meilleure des punitions sera réparatrice : si l’enfant casse un vase, proposez-lui de ramasser les morceaux. La subtilité de l’éducation, c’est de responsabiliser l’enfant sans le culpabiliser. Une punition n’a pas besoin de rendre triste ni de faire mal. Je réfute l’argument de la fessée comme outil pédagogique. On peut faire autrement.

A partir de quel âge un enfant peut-il comprendre une punition ?

  • Pas avant 1 an et demi ou 2 ans. Avant cet âge, un tout-petit ne fait pas de bêtises consciemment donc le punir n’a pas de sens. Il faut lui laisser le temps de prendre conscience qu’il est un individu à part entière ce qui arrive vers18 mois avec la période du non.

Comment se faire obéir sans crier sans taper ?

Se faire obéir sans crier c’est d’abord être sûr que votre enfant ou ado a bien compris le message.

Exemple : A la place de demander à un enfant de ranger sa chambre, on va lui demander de mettre les livres sur l’étagère, remettre les crayons dans la trousse, ranger tous les jouets dans le coffre, etc. L’enfant saura exactement ce qu’on attend de lui et le fera ainsi plus facilement.

6) Savoir exprimer et reconnaître ce qui va bien

Trop souvent, nous nous focalisons sur nos manques, sur ce qui ne va pas. Nous sommes dans le reproche permanent. Il est primordial d’exprimer ce qui est positif. Cela nous met dans un état d’esprit constructif. L’enfant ou l’ado se sent alors reconnu, et surtout encouragé. Cela va le pousser à reproduire plus facilement un comportement, une action dont il se sent fier, grâce à la reconnaissance que vous lui apportez. Plus besoin de se faire obéir avec autorité, car la valorisation est bien plus puissante.

7) Parler directement à notre interlocuteur en étant proche de lui

Crier d’une pièce à l’autre ou d’un étage à l’autre, nous oblige à forcer notre voix et la plupart du temps, nous ne sommes pas écoutés par la personne à qui nous nous adressons. Mieux vaut perdre 2 minutes à se déplacer pour se mettre en face de la personne, à hauteur d’yeux pour les plus petits, afin de s’assurer que notre demande a été bien entendue et bien comprise, plutôt que de passer un quart d’heure à hurler toutes les 2 minutes sans être certain que notre demande à été captée.

8) Chercher une collaboration pour éviter de crier

Amener les enfants à être décisionnaire de la solution plutôt que de leur imposer systématiquement notre façon de faire ou de penser.

Comment se faire obéir sans taper ?

Si l’enfant reste acteur dans la contrainte qu’on lui impose, il va s’approprier plus facilement les choses, il aura envie de grandir et de respecter certaines règles qu’on pourrait lui imposer ». Quels conseils quand un enfant est en pleine crise de nerfs ?

Dans ces moments-là, Nina Bataille et Héloïse Junier expliquent qu’ils sont soumis à leur plaisir immédiat. Un enfant qui fait des crises est un enfant tout à fait normal :

  • Il faut le prendre dans vos bras pour le contenir. Il va se calmer petit à petit car cela va favoriser l’hormone de l’attachement car c’est un véritable anxiolytique naturel. Parler avec tendresse et empathie, cela baisse le niveau de stress du parent et de l’enfant
  • Puis enchainer, en pratiquant l’écoute, avec un petit peu d’explication
  • Se dire que c’est un mauvais moment à passer et que l’enfant va forcément finir par se calmer afin de pouvoir en reparler avec lui tranquillement
  • Se mettre à l’écart du groupe social aide à apaiser la colère »

▶︎La suite à écouter…

Quels sont les pouvoirs du silence ?

Il a été constaté que le bruit peut avoir un effet physique observable sur notre cerveau en entraînant des niveaux élevés d’hormones de stress.

À l’inverse, les neurosciences confirment que lorsque nous favorisons le silence acoustique, mais aussi attentionnel, visuel ou méditatif, notre cerveau bascule dans un état très particulier.

C’est cette déconnexion qui l’aide à se régénérer, à évacuer les toxines conduisant aux maladies neurodégénératives. En outre, le mode « par défaut » de notre cerveau nous aide à penser à des choses plus profondes et d’une manière imaginative.

Si les grandes sagesses d’Orient et d’Occident l’ont déjà compris, aujourd’hui la science atteste des stupéfiants pouvoirs du silence : à nous de nous en emparer.

Pourquoi le manipulateur utilise le silence ?

Dans tous les cas, le silence radio peut le rendre inconfortable, anxieux ou frustré car il perd le contrôle sur la situation. Le silence quoi qu’on en pense est une arme puissante contre la manipulation. Toutefois, il faut s‘attendre à une réaction de la part du manipulateur.

1. Le harcèlement

Certaines personnes manipulatrices lorsqu’elles constatent qu’elles sont démasquées vont harceler leur victime. S la personne refuse de lui parler, il peut utiliser différentes tactiques pour harceler cette dernière et tenter de reprendre le contrôle :

  • Le manipulateur peut utiliser les réseaux sociaux ou Internet pour essayer d’entrer en contact avec la personne ou la harceler. Cela en lui envoyant des mails, en lui laissant des messages, en l’appelant de manière incessante.
  • Si manipulateur connaît l’adresse ou les habitudes de la personne, il peut essayer de la suivre ou de se présenter à son domicile ou à son lieu de travail pour essayer de la voir ou de la forcer à parler. Il va tenter le tout pour le tout pour ne pas perdre son emprise.
  • Le manipulateur peut utiliser des techniques de manipulation émotionnelle pour faire culpabiliser la personne. Cela dans le but de l’amener à reprendre contact avec lui. Cela se fera surtout en faisant des promesses et par de longs discours.
  • Le manipulateur peut tenter d’utiliser l’entourage, comme des amis ou de la famille, pour entrer en contact avec la personne. Cela pour tenter de la persuader de reprendre contact. Souvent, ces personnes n’ont pas identifié le manipulateur et elles ne comprennent pas la situation.
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2. La victimisation

Lorsqu’une personne refuse de parler à un manipulateur, celui-ci peut utiliser diverses stratégies pour se victimiser et manipuler la situation. Voici quelques exemples :

  • Le manipulateur ne va pas hésiter à jouer sur la culpabilité. Par exemple, il va tenir un discours du genre : « Comment peux-tu me faire ça ? Je suis en train de souffrir ici, tu n’as aucun respect pour moi ». Elle va tout faire pour que la personne culpabilise et se sente responsable de la douleur du manipulateur.
  • Le manipulateur va passer son temps à se plaindre auprès de ses amis ou de sa famille. Il ne va pas se gêner pour dire que la personne l’a abandonné et qu’elle est injuste envers lui. Sans aucun scrupule, il va aussi raconter des histoires exagérées pour obtenir de la compassion et de l’attention. Le tout dans le but de se faire passer pour une victime.
  • Le manipulateur peut retourner la situation en accusant la personne de le manipuler et de ne pas être honnête avec lui. Cela peut être drôle, mais il va aussi prétendre que la personne cherche à le contrôler. Qu’elle est responsable de la situation difficile dans laquelle il se trouve.
  • Le manipulateur peut également user du chantage affectif.

Pourquoi le silence est si puissant ?

LE SILENCE RÉVÈLE LA FORCE INTÉRIEURE. @nnekaj

C’est dans le silence que réside notre force. La véritable force est intérieure. Elle est morale et spirituelle. Elle n’a que peut à voir avec les démonstrations de force verbales. Le silence permet la rencontre avec soi. Sous leurs airs distants et réservés, les personnes qui savent écouter dissimulent une grande et profonde richesse. Les personnes tentant le plus d’être remarquées sont souvent celles qui nourrissent le plus d’angoisse et d’insécurités.

Certaines personnes craignent le silence : ils supporteront mal la tranquillité d’un lieu reculé, ou utiliseront la télévision comme berceuse pour s’endormir. C’est que le silence nous confronte à notre intériorité. Tout ce qui était enfoui, dissimulé sous les bruits de fond, semble rejaillir : colère, tristesse, frustration, douleur… Le silence peut nous renvoyer à nos peurs les plus ancrées : peur de l’abandon, de la solitude… Ce face-à-face avec le silence qui peut être parfois inconfortable est pourtant nécessaire pour suivre notre évolution. Le silence est une condition essentielle pour trouver la paix intérieure. C’est le silence intérieur qui permet de saisir l’intuition. Le silence devient alors le reflet d’une connaissance spirituelle.

6. LE SILENCE EST L’AMI DE L’HUMILITÉ.

“Le ciel nous a donné deux oreilles pour écouter et une bouche pour parler. Nous devrions donc écouter deux fois plus que parler.”Proverbe chinois

Faire silence, c’est écouter. Faire silence, c’est se rendre disponible pour les paroles des hommes et des femmes qui peuvent nous transmettre un savoir. Le silence est la condition de l’apprentissage. C’est l’état d’esprit qui réalise ses faiblesses, ses insuffisances, qui a soif d’apprentissage. C’est en bref faire preuve d’humilité. Celui ou celle qui veut s’instruire doit avant tout se taire, écouter et observer.

Quelle est la puissance du silence ?

Le silence permet la rencontre avec soi. Sous leurs airs distants et réservés, les personnes qui savent écouter dissimulent une grande et profonde richesse. Les personnes tentant le plus d’être remarquées sont souvent celles qui nourrissent le plus d’angoisse et d’insécurités.

Certaines personnes craignent le silence : ils supporteront mal la tranquillité d’un lieu reculé, ou utiliseront la télévision comme berceuse pour s’endormir. C’est que le silence nous confronte à notre intériorité. Tout ce qui était enfoui, dissimulé sous les bruits de fond, semble rejaillir : colère, tristesse, frustration, douleur… Le silence peut nous renvoyer à nos peurs les plus ancrées : peur de l’abandon, de la solitude… Ce face-à-face avec le silence qui peut être parfois inconfortable est pourtant nécessaire pour suivre notre évolution. Le silence est une condition essentielle pour trouver la paix intérieure. C’est le silence intérieur qui permet de saisir l’intuition. Le silence devient alors le reflet d’une connaissance spirituelle.

  • LE SILENCE EST L’AMI DE L’HUMILITÉ

“Le ciel nous a donné deux oreilles pour écouter et une bouche pour parler. Nous devrions donc écouter deux fois plus que parler.”

Faire silence, c’est écouter. Faire silence, c’est se rendre disponible pour les paroles des hommes et des femmes qui peuvent nous transmettre un savoir. Le silence est la condition de l’apprentissage. C’est l’état d’esprit qui réalise ses faiblesses, ses insuffisances, qui a soif d’apprentissage. C’est en bref faire preuve d’humilité. Celui ou celle qui veut s’instruire doit avant tout se taire, écouter et observer. Le silence est indispensable pour pouvoir entendre et accueillir l’enseignement. L’écoute est encore une preuve de respect. Écouter quelqu’un est sans doute le plus cadeau que nous pouvons lui faire : c’est lui donner du temps, de l’attention, de l’importance, une présence bienveillante.

Pourquoi le silence est la meilleure réponse ?

Le silence est une arme redoutable pour celui qui sait l’utiliser et un très bon accompagnateur dans les conflits aussi bien professionnels qu’affectifs. Ne soyez pas victime du silence, soyez-en maître !

Nous avons tendance à trop parler, trop nous dire. Vite répondre. La bonne réponse. Les bons chiffres. Les bons mots. Persuadé que la clef se trouve dans ce qui est dit. Or, parfois le silence à un bien plus grand pouvoir que toute parole. Il permet d’avoir la main dans certaines situations de conflit ou de négociation. Il permet à l’autre de projeter et à vous de l’observer et de comprendre ce qui l’habite. Enfin il permet de ne pas constamment livrer à autrui votre mode d’emploi.

Le silence dans les conflits ou la négociation

Le silence est très utile dans toute situation où il y a un enjeu dans la finalité. Dans un conflit par exemple, que ce soit entre collègues ou avec la hiérarchie, si vous vous empressez de rentrer dans la discussion ou dans l’échange de propos, vous montrez à l’autre deux choses. Premièrement, là où vous vous situez, comment vous vivez l’événement. Vous ne lui laissez donc pas le temps de se poser des questions. De s’inquiéter. Où tout simplement d’y réfléchir et de se remettre en question.

Deuxièmement, par votre précipitation à répondre vous montrez votre non tranquillité ou tout du moins que cela vous travaille. Si au cœur de vos mondes affectifs ce ne serait pas risqué, dans votre monde professionnel, avec les enjeux professionnels qui sont souvent centraux, il vaut mieux réfléchir ses réactions et donc son positionnement.

Lorsqu’un conflit éclate, sachez garder votre silence un temps. Entendons-nous bien, garder le silence ne signifie pas rester muet face à une attaque.

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Comment faire respecter le silence ?

Tous ces pièges dans lesquels nous risquons de tomber, ne font que renforcer le silence de l’autre.

La solution : Accueillez le silence de l’autre comme une forme d’expression sans chercher à l’interpréter. Et puis laissez faire ! Ne vous braquez-pas de l’attitude de l’autre ! Enfin prenez ce silence imposé pour vous, c’est vrai, comme une occasion de prendre du recul dans une discussion. Parce que les silences, et bien d’abord, ils évitent les réactions trop vives et ils amènent des ouvertures parfois à des situations de blocage, que vous n’auriez même pas imaginées !!! En résumé, quelqu’un qui s’enferme dans le silence il a beaucoup à nous dire !!!!

Comment faire pour briser le silence ?

Pourquoi le silence s’installe dans un couple ? Pourquoi avons-nous peur de briser le silence ? Pourquoi ne faisons-nous pas ce premier pas avant que la relation termine mal ?

Avez-vous l’impression qu’un mur de glace s’est lentement érigé entre vous et votre partenaire ? Un silence glacial, des interactions polies sans substance. Un bisou sur la joue, mais pas de chaleur, pas d’affection.

Le pire, c’est que cela vous a peut-être dérangé au début, mais maintenant vous vous y êtes habitué. Ça ne semble plus si mal… Ne vous laissez pas tromper par son apparence tranquille ! Si vous ne rompez pas le silence, cela finira par rompre votre relation.

Comment prévenir la fin silencieuse de votre relation ?

Le recours au silence peut être une manière d’essayer de contrôler les problèmes dans votre relation. Vous pouvez craindre ce qui se passera si vous commencez à parler de certaines des choses qui doivent être discutées. Au lieu de créer un conflit, vous choisissez de garder le silence.

Le problème, c’est que vous finissez par mener votre relation dans un état de stagnation. La communication ente vous est coupée complètement, le mur de glace s’érige et vous avez réussi à saboter la bouée de sauvetage de votre relation. Vous réprimez non seulement vos besoins expressifs, mais aussi la croissance de votre relation.

À ce stade, vous pouvez choisir de prendre des mesures drastiques, comme commencer un combat, et briser ce mur de glace avec force. Cependant, cela cause souvent des blessures émotionnelles à l’un d’entre vous.

Comment obtenir le silence sans crier ?

Tout professeur souhaiterait pouvoir enseigner dans une classe calme, et pour certains élèves, le bruit peut aussi être une grande problématique. Qu’ils soient malentendants, hypersensibles, ayant des troubles du spectre de l’autisme ou de l’attention, quand le son devient bruit, cela peut vite devenir insupportable et un facteur de stress, de détournement de l’attention, ou de fatigue. Suivez donc nos conseils pour vous aider à calmer une classe.

1. Dire un mot, une phrase, qui invoquera le silence

Et si vous choisissiez un mot, différent chaque mois, qui attirera l’attention des élèves ? Ainsi, à chaque fois qu’ils l’entendront, les élèves devront se calmer, et faire le silence, ou y répondre et faire le silence. Dans les petites classes, choisissez des mots et des noms rigolo (saperlipopette, perlinpinpin), d’autres correspondants à des contes ou histoires, des noms d’aliments (choux de Bruxelles, petit pois), des phrases qu’ils devront compléter par des gestes, des mots, des onomatopées… Vous ne voyez pas ? Regardez donc cette vidéo :

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2. Décorer la salle de classe

Dans une classe vide, ça raisonne. Et si vous ajoutiez des tapis, des coussins, des poufs ? Vous pouvez accrocher aux murs les créations de vos élèves, créer des panneaux sensoriels. Attention cependant à ce que la classe ne soit pas trop surchargée : cela pourrait avoir l’effet inverse et perturber l’attention des élèves ! Au pied des chaises, n’hésitez pas à mettre des embout de chaise ou des patins : rien de pire que le bruit de celles-ci sur un sol carrelé lors de l’entrée en classe ou de la récré.

Comme le mentionne Maitresseuh sur son blog, si vous êtes copain avec le prof de tennis, vous pouvez mettre aux pieds des chaises des balles usagées qui serviront à amortir les chocs entre la chaise et le sol.

Et si la couleur des murs apaisait les enfants ? Privilégiez des couleurs douces aux murs et moins agressives que d’autres.

Redécorer sa classe avec des poufs et des coussins

Pouf géant : Grâce à ses billes en polystyrène, vous pouvez façonner ce pouf géant en fonction du corps et du positionnement le plus judicieux pour l’utilisateur : position assise, couché sur le dos, sur le ventre… C’est vous qui décidez !

Coussin tout doux par 10 : Voici un lot de 10 coussins multicolores très doux et légers. Idéal pour créer instantanément des coins douillets, des cachettes confortables, des espaces relaxation…

3. Apprendre à bouger dans la classe avec calme

Et si on suivait les conseils de Céline Alvarez ?

Quels sont les effets du silence ?

Mais si le silence acoustique est primordial pour installer une sensation de calme à l’intérieur de soi, il existe d’autres formes de silences. Le silence corporel ou l’immobilité du corps, le silence attentionnel qui permet de laisser flotter son attention et de lâcher prise pour s’abandonner à la rêverie et, enfin, le silence de la méditation, qui mobilise notre attention au présent en faisant taire le bruit de fond des pensées. Tous ces silences ont des vertus particulières sur notre organisme. Après avoir ressenti les bienfaits de ces silences, j’ai décidé d’essayer de comprendre quelles en étaient les explications scientifiques, et j’ai donc mené l’enquête.

Existait-il déjà des recherches sur le sujet ?

M.L.V.Q. : Chercheurs et scientifiques sont nombreux à avoir conduit des études et des expérimentations permettant de prouver les bienfaits du silence, et par conséquent les méfaits du bruit. Le silence acoustique, comme celui attentionnel, visuel ou méditatif permet au cerveau de basculer dans un état très particulier. C’est cette déconnexion qui l’aide à se régénérer et à évacuer les toxines.

De quelle manière le bruit affecte-t-il notre cerveau ?

M.L.V.Q. : Le bruit est un véritable problème de santé publique, notamment dans les villes. Comme l’oreille ne contient pas de paupière, ce sens est toujours actif, même pendant le sommeil. L’explication provient sans doute du fait qu’il y a des millions d’années, l’ouïe permettait d’être prévenu en cas de danger.

Pourquoi le silence nous fait du bien ?

Il est journaliste au magazine Cerveau & Psycho . Il a collaboré au dossier Les bienfaits du silence à découvrir dans le nouveau numéro.Le silence pour limiter le stress et booster les neurones

Si le silence peut susciter de l’angoisse, le bruit a un impact négatif sur notre cerveau. Il active l’amygdale, qui se met route quand nous ressentons de la peur et d’autres émotions négatives. Des cascades d’hormones sont déclenchées. D’un seul coup, la circulation sanguine de notre organisme se trouve inondée de cortisol, l’hormone du stress. Les personnes qui vivent dans des environnements bruyants ont plus de risques de développer des maladies cardiovasculaires que les autres.

Le silence, au contraire, a de nombreux bienfaits. Les moments de silence abaissent la pression sanguine, diminuent les taux d’hormones du stress et favorisent la croissance de nouveaux neurones. C’est ce qui a été observé pour l’instant chez l’animal : une expérience menée sur des rongeurs a montré que le silence pourrait nous rendre plus intelligents.

 

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